| GRAVITé ZéRO | ||
|
mp3
|
Gravité zéro est l'aboutissement de deux ans de travail entrepris par 2 ovnis du hip hop français : James Delleck et Deufré Le Jouage. Avec
une grande cohérence, Gravité Zéro
parcoure plusieurs strates musicales scindées au sein de petites
scènes de vie du futur. |
Gravité Zéro (lit. Zero Gravity if you only speak english, are a complete spaz and therefore couldnt work that out!) are at the end of a two year french hip hop work. With a bigger coherance, Gravité Zéro run several musical avenues while staying within a futuristic scene. A real time machine, Gravité Zéero plunges us into a hip hop which gives us all an insight into the future of it. It's a real corridor between cinema, fantasy and music. The visuals, designed by Frédéric Perrot do give a certain taste of the inforgettable Siudmak, the artist painter who is considered one of the principal and most talented fantasy artists today. |
| |
||
| Après
un maxi qui m’avait laissé pantoise d’admiration, voilà
les deux compères James Delleck et Le Jouage de retour pour une traversée
long-format de leur univers futuriste, fantastique, souvent onirique, parfois
poétique, et plein de jeux de mots surréalistes. Ce premier album confirme à quel point Gravité Zéro possède cet immense talent d’écriture qui transforme tout ovni musical en découverte à ne pas manquer pour tout amateur de sf.
Plus que rappeurs, les deux compères se font conteurs au flow qui
coule de source, chroniqueurs doués de la vie quotidienne du future
dans un univers sans limite parfois aussi comique que du Fredric Brown.On retrouve bien sûr "Progéria Solaire", "Infini" et "Trou Noir", les trois excellents titres du maxi précédemment sorti, plus une ribambelle de tranches de vie intergalactique tout aussi inspirées, que ce soit celle de l’explorateur de biosphère effrayant et sans pitié, survivant un rien Terminatorien de "3801", contée sur un beat bien dark, ou bien, sur "No-Future" la journée de travail d’un habitant des abords de la Cosmopole, caissier d’un futur à la Philip K.Dick dont le métier est de vérifier des transactions à l’aide d’un rayon laser au rythme de la naissance des nouveaux soleils et tours de cadran, vision satirique de notre société de consommation post-industrielle aliénante et de nos vies urbaines "en boîte" plus ou moins spacieuses. La mélodie et les rythmiques ‘catchy’ ne sont pas en reste avec "Galactica" où, après un coup de téléphone moléculaire dont la sonnerie fait vibrer les molaires, on part faire un tour dans une discothèque du futur sur un beat qui reste en tête toute la journée, ou encore le délirant "Planète", trip idéaliste sur une planète où "le port du string en écaille est à la mode", où "à la télé en prime time c’est musique expérimentale", où "on peut trouver un animal de compagnie assortie à la couleur de son appart’ ", et même voir un type promener ses conserves tout en lâchant une impro sur le cassoulet ! Enfin, pour enfoncer le clou, gravité Zéro se paie le luxe d’expérimenter musicalement avec quelques pistes musicales comme le très house "DJ 3ème Type", le trip-hop mélancolique et doux de "Au Commencement", ou le carrément disco-kitsch "Star Child". Bref, dans ce seul et unique disque, il y a plusieurs disques, films, et livres de sf, et ce serait dommage pour les amateurs de fantastique de s’arrêter au mot "rap", car l’œuvre de ces deux conteurs est assurément la découverte de la rentrée tous genres confondus. Magie urbaine quand tu nous tiens... ................Célia Schneebeli |
||
| Site |
||